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Placard, chaussée Brunehault, charbonnage

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A la sortie du bois, nous rencontrons la chaussée Brunehault qui sépare les villages de Carnières et Morlanwelz. Son existence remonte à l’Antiquité : d’abord piste gauloise sur certains tronçons, elle fut aménagée en une chaussée quasiment rectiligne depuis Bavay dans le nord de la France vers Cologne. Elle faisait partie d’un réseau qui couvrait le gigantesque empire gallo-romain. A la fin de celui-ci, cette chaussée tomba dans un relatif abandon et ne fut relevée qu’au 6ème siècle grâce à Brunehault, une reine franque qui la fit restaurer et lui donna son nom. Dans les siècles qui suivirent, on lui donna parfois le nom de chaussée romaine. Les vestiges de la période romaine ne manquent pas : non loin d’ici, à Waudrez, à côté de Binche, un relais romain (village étape) a été mis à jour ;à Peronnes, une borne milliaire fut retrouvée en 1979 : elle se trouvait à 22.000 pas romains du début de la chaussée à Bavay et est à présent au musée de Mariemont ; à Morlanwelz, à quelques centaines de mètres d’ici, deux fortins romains ont été mis à jour à la fin du 19ème siècle, etc.

Sur notre droite, à quelques centaines de mètres d’ici, se trouve le carrefour du Placard à la limite de Carnières et de Chapelle-lez-Herlaimont ; lors de la révolution industrielle, le trafic charbonnier venant des charbonnages de Bascoup et de Carnières lui donna une importance accrue. Ce dernier charbonnage avait connu un accroissement considérable après sa reprise par la Société de Mariemont en 1854. Il connut un épisode tragique en 1886 lors des mouvements de révolte ouvrière partis de la région de Charleroi. Ce mouvement s’étendit vers le bassin du Centre et s’est ainsi qu’une foule de grévistes venant de Piéton voulut occuper le charbonnage du Placard le 29 mars ; l’armée intervint et tira depuis cet endroit sur les grévistes parmi lesquels deux mineurs de Forchies furent tués.

En face de nous, nous pouvons apercevoir le Terril des Boulangers d’une superficie de 8 hectares et d’une altitude qui culmine à 225 mètres. Il faisait partie du complexe minier Sainte Henriette des Charbonnages de Mariemont-Bascoup.