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Les revenus de l'abbaye de l'Olive au XVIIIème siècle

  L'Histoire de Morlanwelz

Table des matières

 
LES REVENUS DE L'ABBAYE DE L'OLIVE AU XVIIIème SIÈCLE

L'abbaye de l'Olive disposait, pour vivre des revenus annuels de ses terrains, revenus estimés à 6.288 florins de Brabant, et de diverses rentes que l'on connaît par un rapport précis de 1786. Il fallait cette année-là désigner une nouvelle abbesse pour succéder à dame Marie-Catherine Nopère, qui avait dirigé le couvent depuis 1767. 2 commissaires, le conseiller du Conseil Privé, M.L.J. de le Vielleuze, et l'abbé du monastère de Saint-Denis, dom Benoît Alavoine, aidés d'un secrétaire, de Reul, furent chargés de venir prendre l'avis des religieuses et de dresser un inventaire des revenus de l'abbaye, de façon à pouvoir lever sur celle-ci un impôt exceptionnel.

Les instructions étaient strictes : "il convient que nous soyons informés exactement de l'import des biens et revenus de l'abbaye, de même que de ses charges et de la dépense à laquelle elle est régulièrement assujettie. Vous ordonnerez au nom de Sa Majesté de vous délivrer un état pertinent et détaillé de tous leurs biens et revenus en général, rien excepté ni réservé, en y spécifiant chaque dîme, chaque cense, bois, maison, étang, etc.". Tout devait être parfaitement classé par village, "sans confusion, séparément et article par article". La même rigueur devait permettre d'établir une liste précise et détaillée des dépenses, en évitant de considérer comme régulières des dépenses exceptionnelles. Ainsi, lorsqu'il s'agit de frais occasionnés par les réparations à l'église, aux maisons, etc..., il faut en calculer une moyenne annuelle établie sur 10 ans. "Et pour qu'il vous conte de l'exactitude avec laquelle ces état seront formés, vous aurez à les confronter tant avec les registres qu'avec les derniers comptes et les 2 derniers états fournis à l'occasion des 2 dernières élections et vous les confronterez avec celui à présenter. Vous vous informerez de même si on y paie des dotes ou de ce que l'on donne à l'entrée, si l'abbesse ne s'approprie pas de trop fortes sommes d'argent sans en faire renseignement".

La minutie de ces instructions explique la valeur du rapport. A toute la liste des terres et de leurs revenus annuels s'ajoute la part que l'Olive reçoit dans la perception de la dîme à Heppignies, Chassart et Wayaux (1.089 fl.), dans celle de Feluy (192 fl.) et de Thiméon (5 fl.). On estime que les bois (85 ha.) permettent de réaliser 883 fl. En outre, diverses rentes proviennent aussi de différentes sources; par exemple, une famille de Morlanwelz paie annuellement 7 fl. Au total, une recette de 9.082 fl.

Par contre, les dépenses s'élèvent à 8.959 fl. Elles proviennent de diverses redevances au clergé de Hainaut, aux seigneurs dont les terres relevaient parfois, aux religieux, directeur et chapelain de l'Olive, au vicaire de Wayaux et à celui de Feluy, au médecin, etc... Soit une première dépense de 661 fl. à laquelle il faut ajouter entre autres en moyenne par année :

  117 florins pour réparations aux églises d'Heppignies et de Wayaux ;
    35 florins pour réparations à l'église de l'abbaye ;
  319 florins pour le vin ;
  571 florins pour les viandes ;
  267 florins pour le beurre ;
  etc...
  Au total : 8.959 fl. La recette excède donc la dépense de 123 florins.

Les comptes étaient tenus par la boursière (économe) Marie-Thérèse Becquet, qui dirigeait les biens avec beaucoup de soin et qui était parvenue à augmenter considérablement les revenus de la maison --- à moins qu'il n'y ait eu fraude dans les déclarations précédentes. Elle rendait compte tous les ans de son administration à l'abbesse et aux quatre anciennes. Et le conseil Privé de conclure dans son rapport général : "s'il est trouvé à propos de l'abbaye charger d'une pension, elle pourrait être fixée à 100 florins".

Ajoutons pour terminer que, tenant compte de cette situation qui durait depuis longtemps, l'impératrice Marie-Thérèse, désireuse de pourvoir à la meilleure subsistance des religieuses de l'Olive, avait estimé, dès 1772, devoir en borner le nombre à seize religieuses et 4 converses. Elle défendait en outre de recevoir des novices avant que le nombre de religieuses soit tombé sous les normes qu'elle venait de fixer.

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