Pourquoi nourrir les oiseaux en hiver ?

En hiver, les sources de nourriture des oiseaux diminuent ; les larves sont en dormance dans le sol, les graines et baies se font plus rares.

C’est pourtant pendant l’hiver que le besoin d’énergie est le plus fort pour résister au froid.

  Quand les nourrir ? (de décembre à mars)

 

Le nourrissage ne doit commencer qu’aux grands froids (gel, neige, pluies continues).

Il doit cesser dès le retour de températures plus clémentes capables de réchauffer le sol et, de toute façon, bien avant la période de nidification.

En étant trop nourris à cette période de nidification, les oiseaux vont avoir plus d’oisillons, tous bien nourris, ce qui crée un déséquilibre car ces oisillons, en grandissant, seront trop nombreux pour pouvoir se nourrir avec les seules ressources naturelles.

 

Mais attention : pas de nourrissage systématique !! Ne pas nourrir quand la source de nourriture est suffisante.

A l’inverse, il ne faut pas interrompre trop tôt le nourrissage.

Il faut être sûr, avant de commencer à nourrir, de pouvoir le faire durant toute la période hivernale ; une dépendance se crée très vite et un arrêt brutal peut provoquer la mort des oiseaux qui dépendent du nourrissage.

 

Que leur donner ? 

 

Les aliments salés sont à proscrire, ainsi que les aliments séchés !!

Les oiseaux ont également besoin d’eau.

 

Aliment par excellence des oiseaux : le suif de bœuf ou le saindoux.

Il permet d’emmagasiner beaucoup de calories en très peu de temps.

Vous pouvez également leur donner de la margarine ou d’autres graisses (cuites et non salées !) en même temps que des graines ou des fruits.

Plus vous variez la nourriture, plus vous verrez d’oiseaux différents à vos mangeoires.

Ne mettez pas trop de nourriture à la fois pour éviter le pourrissement.

 

L’eau, indispensable en hiver !

Mais attention, pas d’additif dans l’eau (surtout pas de sel !). Vous pouvez disposer de l’eau chaude dans un récipient peu profond et la changer régulièrement.

 

Mangeoires

Vous savez bien sûr qu’il faut se méfier des chats ; donc, placer vos mangeoires hors de leur portée.

Mais pensez aussi à la qualité de la nourriture : une mangeoire trop remplie, exposée à la pluie, ne contiendra bientôt plus rien d’autre que des graines moisies.

Nettoyez souvent vos mangeoires pour éviter la transmission d’agents pathogènes.

 

A propos du nourrissage des chats errants :

Je comprends tout à fait les personnes qui, aimant les animaux, nourrissent des chats qui ont l’air abandonné.

Mais un chat domestique voyage sur de très grandes distances et, s’il se promène seul, au milieu d’un endroit sans habitation proche, ça ne veut pas dire qu’il est abandonné ou livré à lui-même ; en le nourrissant, vous risquez de le rendre dépendant de vous et il perdra petit à petit l’habitude de retourner chez lui, au chaud et à l’abris des intempéries.

En pensant lui rendre service en le nourrissant, vous l’éloignez définitivement de chez lui où il pouvait s’abriter, se faire cajoler.

En pensant l’aider, vous le rendez malheureux !

Réfléchissez y à deux fois s’il vous plaît.

Avez-vous remarqué que

chez les animaux à sang chaud (oiseaux, mammifères), la position des yeux est souvent différente d’un individu à l’autre ?

La plupart de ces animaux ont les yeux sur le côté ; c’est pour pouvoir observer en permanence ce qui les entoure et essayer de percevoir un danger, une menace.

C’est la vision monoculaire.

 

Parfois même les pupilles, au lieu d’être rondes, sont horizontales, ce qui permet un champ de vision encore plus large (ex : chèvres, chevaux …).

 

Pour m’observer, cette chèvre doit légèrement tourner la tête. On voit bien la pupille horizontale.

                

Certains oiseaux ont les yeux placés de telle sorte qu’ils ont une vision de 360°.

 

Ils voient derrière eux sans tourner la tête ! (Ex : la bécasse)

 

Les yeux des oiseaux bougent peu dans leurs orbites ; handicap qu’ils compensent en faisant de nombreux mouvements de tête et possèdent en général un cou très souple.

 

Tout ceci pour tenter de percevoir l’approche de leurs prédateurs !

 

Prédateurs qui ont, eux, les yeux placés en avant de la tête ; ce qui leur permet de fixer leurs proies, d’évaluer avec précision la distance à laquelle elles se trouvent.

C’est la vision binoculaire qui permet de voir en relief (en 3 dimensions)

Autre différence : chez eux, les pupilles sont soit rondes, soit verticales et ceci pour leur permettre de mieux focaliser leurs proies.

 

Certains oiseaux (hiboux, chouettes) tout en ayant les yeux placés sur la face, peuvent voir derrière eux en tournant la tête de presque 270° (3/4 de tour !!) !

Les rapaces ont par ailleurs une acuité visuelle 3 fois supérieure à la notre ; ce qui leur permet de détecter une proie à très grande distance.

 

 

Ces prédateurs, nous en faisons partie en tant que « super prédateur » ; beaucoup d’animaux ont peur de nous, de notre regard…

 

 

Un individu n’a jamais exclusivement la vision monoculaire ou binoculaire mais mélange les deux dans des proportions différentes.

 

Par exemple :

 

Champ de vision :  Général Binoculaire Monoculaire
Homme 180° 120° 60°
Chien 270° 80° 80°
Chat 280° 130° 150°
Lapin 345° 15° 15°

 

Et maintenant... dodo !

Savez-vous que

Malgré les conditions climatiques et cet hiver qui n’en finit pas, vous avez remarqué que les oiseaux s’en donnent à coeur joie. Mais savez-vous pourquoi ils chantent ?

Non, ce n’est pas pour nous faire plaisir et charmer nos oreilles !

Le chant a une signification territoriale ; le mâle chante pour délimiter son territoire.

Bien souvent, quand un oiseau chante, en prêtant l’oreille, vous pourrez entendre un rival lui répondre.

C’est presque toujours le mâle qui chante et qui sera prêt, si besoin est, à défendre son territoire parfois jusqu’à sa mort ou celle de son rival.

Il faut différencier le chant et le cri d’alerte qui est beaucoup plus court et n’est pas mélodieux du tout.

Mésange huppée

Grive musicienne

Certains oiseaux n’ont pas de chant et délimitent leur territoire en martelant un bout de bois ou de métal (ex : les pics).

D’autres ont des capacités d’imitation incroyables et comptent plus de 60 chants différents (ex : les mésanges, les étourneaux)

D’une région à l’autre, comme pour le langage humain, les chants varient ; le chant d’un merle noir du nord ne sera pas identique à celui d’un merle noir du sud de la France.

Ce  sont rarement les oiseaux les plus grands ou les plus colorés qui ont le plus beau chant (ex : le troglodyte, un des plus petits oiseaux de chez nous, a un chant très long et modulé qui porte très loin).

Des concours de chant sont parfois organisés (ex : avec des pinsons). Certains individus allaient jusqu’à crever les yeux de l’oiseau « pour qu’il chante mieux »… pratique heureusement interdite de nos jours !

Savez-vous que

certaines plantes fleurissent en hiver ?

Exemple : le noisetier
 

Le noisetier est un arbuste monoïque : les fleurs mâles et femelles se trouvent sur la même plante (voir photos).

Dans le cas du noisetier (ou coudrier), les fleurs mâles sont des chatons pendants de couleur jaune qui apparaissent en été et arrivent à leur maturité en février - mars.

Les fleurs femelles, de couleur rouge, apparaissent en mars - avril.

D'autres plantes sont dioïques : les fleurs mâles et femelles sont sur des plantes différentes. (ex: la grande ortie)

D'autres encore sont hermaphrodites : sur celles-ci, les fleurs sont mâle (étamines) et femelle (pistil). C'est le cas de la plupart des fleurs que nous connaissons.